Communiqué de presse syndicat Infin’idels

Nous sommes tous devant  le même constat : le règne de la division et l’écroulement de tout notre système de santé.

 

Nous constatons tous, jour après jour l’état et le délabrement de tous les services hospitaliers : urgences, pompiers, SAMU : manque de matériel, de brancards, des locaux insalubres, manque de personnel une liste qui s’allonge de jours en jours.

 

Les soins de villes : les déserts médicaux, et bientôt les déserts paramédicaux par la fuite des professionnels de santé face à un libéral qui devient ingérable.

 

Soigner avec rien :

Voilà les seules propositions faites à tous.

 

Il est illogique de penser que le voisin est mieux loti ou mieux protégé c’est un leurre dans le système de santé actuel.

 

Sont ils incompétents ou aveugles, ceux qui proposent du faire mieux avec rien : pas du tout !

 

Car ils ont pour seuls objectifs du « court terme ceci dans une indifférence totale des conséquences engendrées, tout en insufflant par dessus le marché ; un nauséabond sentiment de division.

 

Aucun objectif, aucune vision si ce n’est : soigner en bradant les tarifs et les rémunérations des soignants.

 

Voilà le but ultime de toutes propositions !

 

SI vous avez des idées pour ce nouveau concept : ils sont preneurs ! car non seulement ils veulent du Low cost, mais de plus ils nous accusent  de dépenser pour soigner, de vivre grassement sur la santé, de mal travailler ou trop travailler, de gaspille.

 

ils vont jusqu’à exiger en plus de notre part, de trouver des idées pour faire du « à peu prés ».

 

Si tous les soignants, tout exercice confondu crient au désastre, alors il faut craindre pour nos enfants, nos parents, et devoir arrêter de croire à la désinformation ambiante.

 

Que nous le voulions ou non nous sommes condamnés à unir nos résistances réciproques, en  refusant de regarder mourir notre système de santé.

 

Sans hôpitaux, pas de soins de villes et sans soins de villes pas d’hôpitaux.

 

Un maillon de la chaîne casse et c’est toute la protection de la santé qui s’écroule.

 

Si nous sommes incapables d’un déconventionnement massif, si nous continuons de prendre en charge nos patients c’est parce nous refusons de les prendre en otage.

 

Nous ne sommes pas pour autant des travailleurs de la santé à titre gratuit. Nous méritons tous, le respect de nos statuts, une vie décente, une retraite à hauteur de nos cotisations et de la pénibilité de notre travail.

 

Nous devons être les premiers à devoir pousser jusqu’à l’extrême, armés la même violence que celle que nous subissons, parce que l’enjeu n’est pas seulement une revendication financière mais bien la protection des patients et futurs patients.

 

Sinon Restera le système des pays sous développés  pas de soignants=pas de soins, soins payants = mortalité en hausse.

 

Le 5 Décembre nous soutenons le blocus décrété par les hôpitaux.

 

Il faudra bientôt, plutôt « que deux fois » dans un court terme, une action nationale réfléchie entre médicaux, paramédicaux, hospitaliers et libéraux. Ceci sur un temps défini  aussi long que le «  soigner avec rien » subsistera.

 

Infin’idels Syndicat sa Présidence et son Conseil d’administration